127 civils tués dans des affrontements au Soudan du Sud

Mercredi 12 août, l’AFP a annoncé qu’au moins 127 personnes avaient été tuées à la suite d’affrontements entre soldats et jeunes dans les communautés locales du nord du Soudan du Sud.

Le porte-parole a déclaré: “Selon nos renseignements, 82 civils ont été tués dans le conflit et 45 soldats dans l’armée sud-soudanaise.” Le conflit a débuté samedi dans l’État de Warrap, la ville natale du président Salva Kiir.

Un porte-parole de l’armée a déclaré que des jeunes armés de la communauté Gelweng ont refusé de remettre leurs armes lors d’une opération dirigée par le gouvernement et ont attaqué un site militaire dans une zone appelée Romic. Les affrontements ont également fait 32 blessés parmi les militaires et un nombre « qui reste à établir » parmi les Gelweng, selon M. Koang, qui a précisé que la situation était en train de revenir à la normale sur place et que les forces gouvernementales s’étaient repliées.

«Deux soldats ont été arrêtés et interrogés en raison du déclenchement du conflit et les personnes âgées de la communauté de Gwen ont été consultées pour aider les autorités à arrêter trois jeunes hommes soupçonnés d’avoir lancé une attaque contre l’armée.

Désarmement

Cette région avait déjà été rendue instable par de récents affrontements intercommunautaires. De nombreuses communautés sont armées au Soudan du Sud, pour se prémunir d’attaques, et notamment de raids de voleurs de bétail.

Le 6 août, deux jours avant le lancement de l’opération de désarmement dans la région, une organisation de la société civile, le Réseau d’action sud-soudanais sur les armes légères, avait mis en garde le gouvernement contre les conséquences d’un désarmement sans consultations préalables avec les communautés. 

« Nous avons vu par le passé le gouvernement désarmer des civils sans aucun plan pour les protéger ensuite. Peu après, ces communautés avaient été victimes d’attaques dévastatrices par des criminels appartenant aux communautés voisines », avait averti dans un communiqué Geoffrey Lou Duke, secrétaire général de l’ONG. Il avait appelé le gouvernement à ne pas « répéter les erreurs du passé »

Le Soudan du Sud, où un accord de paix a été signé en 2018, se remet péniblement d’une guerre civile qui a fait en six ans plus de 380 000 morts et provoqué une crise humanitaire catastrophique. Le président sud-soudanais, Salva Kiir, et l’ex-chef de la principale rébellion, redevenu vice-président, Riek Machar, ont formé en février un gouvernement d’union nationale.

Les combats entre forces gouvernementales et principaux groupes rebelles ont largement cessé après la signature de l’accord de paix, mais des affrontements avec des groupes réfractaires ont toujours lieu et les violences intercommunautaires sont monnaie courante.

souece: Le Monde avec AFP

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